Groove's not dead !

Mouvement trouble-silence luttant pour la (ré?)insertion sociale du groove

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Journal d’une groupie

 

  • Chapitre II
☼   Si classe synapse



A
ujourd’hui, on prend nos plumes pour déclarer notre flamme à deux hommes délicieux (miam). Vous les connaissez tous, on espère, et vous les aimez aussi, on l’espère encore plus.

« Y’a pas de style en France », mais y’a Synapson. Ce n’est pas que Synapson a un style français ou qu’il y a un “style Synapson”, non. Synapson a LE style. Et pas le swagg, bitchiz. LA CLASSE.

Quel que soit le morceau, s’il a leur étiquette il approche la perfection ; mais eux ne sauraient avoir d’autre étiquette que la leur. Un peu d’electroswing en folie épinglé sur une mélodie enchanteresse, les couturiers du groove nous confectionnent un son chic, trash ou décontracté mais toujours dans l’élégance, qui sied à toutes les oreilles et fait ressortir le teint.

Il y a dans leurs morceaux quelque chose qui fait qu’on ne peut pas ne pas les aimer, c’est la “touche Synapson”, celle qui rend tout agréable mais surtout inégalable. Comme un petit rayon de soleil groovant, à peine le son a-t-il atteint tes oreilles que déjà tout ton corps entre dans la danse et voudrait crier à l’inondation de bonheur. On les aime car ils musicalisent ce que nous n’exprimons pas, toutes ces sensations de vie, de la plus extrême douceur au charcutage d’oreille tout en élégance. Plus qu’une simple connexion neuronale, ils ont réussi à mettre en place une vraie relation entre les notes et tous les sentiments que peuvent apporter ces notes et mélodies, toutes d’amour abondantes.

« Nous sommes un Synapson, une synapse musicale, en quelque sorte. Notre but est de faire une musique de qualité qui puisse plaire au plus grand nombre, sans que cela soit péjoratif. De la bonne musique pour tout le monde. » Classe. Et tout est dit.

Merci de donner du soleil aux jours qui en manquent et d’en rajouter à ceux qui en ont. On vous aime.



Pour les écouter c’est par ici ou par  ; pour les regarder, c’est ici ; pour leur déclarer votre flamme c’est par , par ici ou encore ici !

Classé dans Journal d'une groupie Synapson amour

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♥ PLAYLIST SPECIAL SAINT-VALENTIN ♥

XXXIII

(Apollinaire)



Mon très cher petit Lou je t’aime

Ma très chère petite étoile palpitante je t’aime

Corps délicieusement élastique je t’aime

Vulve qui serre comme un casse-noisette je t’aime

Sein gauche et rose si insolent je t’aime

Sein droit si tendrement rosé je t’aime

Mamelon droit couleur de champagne non champagnisé je t’aime

Mamelon gauche semblable à une bosse du front d’un petit veau qui vient de naître je t’aime

Nymphes hypertrophiées par tes attouchements fréquents je vous aime

Fesses exquisement agiles qui se rejettent bien en arrière je vous aime

Nombril semblable à une lune creuse et sombre je t’aime

Toison claire comme une forêt en hiver je t’aime

Aisselles duvetées comme un cygne naissant je vous aime

Chute des épaules admirablement pure je t’aime

Cuisse au galbe aussi esthétique qu’une colonne de temple antique je t’aime

Oreilles ourlées comme de petits bijoux mexicains je vous aime

Chevelure trempée dans le sang des amours je t’aime

Pieds savant pieds qui se raidissent je vous aime

Reins chevaucheurs reins puissants je vous aime

Taille qui n’a jamais connu le corset taille souple je vous aime

Dos merveilleusement fait et qui s’est courbé pour moi je t’aime

Bouche ô mes délices ô mon nectar je t’aime

Regard unique regard-étoile je t’aime

Mains dont j’adore les mouvements je vous aime

Nez singulièrement aristocratique je t’aime

Démarche onduleuse et dansante je t’aime

Ô petit Lou je t’aime je t’aime je t’aime

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Journal d’une groupie

              

  • Chapitre premier

            Le roman de Renart



Le roman de Renart, c’est le récit extraordinaire d’un goupil aux ailes d’ange qui s’élance dans une forêt de sons magiques et magnétiques ; et s’ensuivent toutes sortes de péripéties musicales ayant pour fond une sensualité terrible et irrésistible. Il nous emmène dans un monde de ténèbres moyen-âgeuses, bien loin de la planète Terre vers de lointains horizons où l’on peut voir les astres mourir, pendant que se rappellent à nous ces instants d’infini et que les lancinantes répétitions deviennent des mots, des couleurs, des sensations, des désirs…

Il court il court, le Renart, et rien ne saurait l’arrêter, on le suit sans réellement savoir où l’on va. Il aime surprendre et se cacher, et joue avec nos tympans comme un prédateur cynique avec sa proie et leur en fait voir de toutes les chromatiques.

Il boit à la joie et ce sont nos oreilles qui trinquent, il nous enivre sans jamais nous saouler.

Son univers énigmatique et les terrifiantes créatures qu’il met en scène ne sont certes pas rassurants, mais comme dit Tim Burton, c’est la vraie vie qui est effrayante, pas l’imaginaire.

Ainsi, une fois revenues sur la terre ferme, on n’a plus qu’à remercier Compère le Renart pour ce fantastique voyage des lointaines contrées du rêve aux limites de l’enfer.

Renart, on t’aime. 


 

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Chroniques contre le spleen #2


American Spirit, Cherokee et tomahawk



Viens on s’en va. Cette fois, c’est l’EP American Spirit de Cherokee qui nous transporte, véritable cure de soleil pour tout cerveau engourdi. Ces garçons ont toujours eu le sens du groove et du bon son au bon moment. Et là, rebelote, ces 4  morceaux sont une réussite, un sans-faute qu’il serait trop dommage de laisser passer. 

On part pour une folle chevauchée à 115 bpm dans le désert américain, on s’enfuit au galop sur ces petites notes exquises, et c’est toute la vie d’un indien qui nous est racontée à travers ces hymnes au soleil et au sable.

Dans le respect de la culture et de la tradition Cherokee, c’est un beau morceau de jean parfaitement taillé, qui se porte aussi bien avec des mocassins qu’avec des santiags. L’indien fait tourner le calumet et la hache de guerre est enterrée ; peace.

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Chroniques contre le spleen #1

Le soleil de minuit à portée d’oreille


En cette moitié d’octobre grise et humide, il n’est pas anormal de se sentir fatigué, aigri, déprimé même. Nous n’allons pas proposer ici une cure de vitamines ou une eau de jouvence, mais simplement aider ceux qui le veulent à mettre des notes et des sons sur ce spleen latent qui menace d’éclore incessamment si le soleil ne revient pas.

Un des remèdes à ces sensations désespérantes s’appelle Isaac Delusion et vient de sortir chez Cracki un EP merveilleux, et c’est le moins que l’on puisse dire. Pour commencer c’est un album très doux, à écouter aussi bien le matin en se réveillant que le soir avant de s’endormir. En boucle, parce qu’on s’en lasse pas.

On se laisse prendre par la main et les oreilles pour une promenade nocturne dans l’espace. Guidés par une voix aux résonances infinies, on erre parmi les astres dans la douceur de la nuit. 

Isaac Delusion, c’est la promesse d’un monde parallèle fait de poésie et d’harmonie absolues, accessible par la musique. Il ne nous reste plus qu’à les remercier d’avoir rendu à cette nuit  la douceur qui lui manquait.

Classé dans Chroniques Spleen Isaac Delusion

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Rendez-vous au pays des merveilles



Partons explorer le pays des merveilles, à travers non pas les yeux d’Alice mais ceux du chat, guidés par son éponyme terrestre. Guilhem, le fameux Cheshire Cat from Paris a une allure de rockstar déjantée et des tatouages de mafieux russes, mais par-dessus tout il a le groove infus.
Chacun de ses morceaux, et tous de manière différente, sont comme la brise légère d’un jour d’été trop chaud ou un feu de cheminée un jour de neige ; et insufflent une irrésistible euphorie de la douceur du moment. Bercé dans la musique par son père, il étudie le piano quelques années et la guitare pendant 13 ans. Il est donc allé du classique au rock en passant par le blues, la bossanova, la salsa et j’en oublie, avant de découvrir l’electro et de s’y mettre à son tour.

Il fait de la musique pour lui, pour se faire plaisir et tant mieux si on aime. C’est peut être ce qui fait que sa musique est si agréable, elle lui est personnelle et nous le devient en l’écoutant, elle nous touche physiquement et mentalement. Son dernier EP “The Sun, Your Heart, Our Love" est un petit bijou de sensations d’été d’amour, on voudrait que le temps s’arrête et que la musique n’ait pas de fin. On groove doucement au soleil, sur la plage ou sur un toit, dans un monde où tout est parfait et tranquille ; la pureté de la mélodie et le sens du rythme font rêver et réveillent les endorphines, on frôle l’overdose de good vibes.

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Octobre

L’AUTOMNE

(Alphonse de Lamartine) 



Salut! bois couronnés d’un reste de verdure !

Feuillages jaunissants sur les gazons épars !

Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature

Convient à la douleur et plaît à mes regards !
 

Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,

J’aime à revoir encor, pour la dernière fois

Ce soleil palissant, dont la faible lumière

Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !

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